Adrien Morenas
Député de Vaucluse - 3ème Circonscription

À l'assemblée

J'ai posé une Question Ecrite ce jour à Gérald DARMANIN, Ministre de l'Action et des Comptes Publics au regard de plusieurs inquiétudes suscitées à la lecture de l'avis rendu par le Conseil Economique Social et Environnemental sur la mise en œuvre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte et notamment la problématique du rapprochement de la fiscalité entre le gazole et l’essence, qui a été accélérée en début d’année afin d’aboutir à un alignement complet en 2022.

 

Membre de la Commission du Développement Durable et de l'Aménagement du Territoire je suis bien entendu pour la transition écologique. Cependant celle-ci doit être incitative, accompagnée et adaptable aux caractéristiques différentes de nos territoires.

 

J'ai voulu ici à nouveau défendre un certain point de vue partagé par un grand nombre de français et plus précisément celui de la 3ème circonscription de Vaucluse où le cadre de vie semi-urbain / semi-rural est un élément crucial dans l'adaptation de nos décisions politiques.

 

 

M. Adrien Morenas attire l'attention de M. le ministre de l'action et des comptes publics sur la fiscalité carbone.

 

En effet, au cœur de l'avis du CESE sur la mise en œuvre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, la problématique du rapprochement de la fiscalité entre le gazole et l’essence, qui a été accélérée en début d’année afin d’aboutir à un alignement complet en 2022, est abordée.

Des réserves y sont exprimées quant aux conséquences sociales de ces prélèvements accrus sur les ménages, et notamment les ménages pauvres habitant dans des zones rurales et périurbaines peu desservies par les transports en commun, comme c’est le cas dans ma circonscription vauclusienne.

De prime abord la question suivante est posée : quelle part fiscale va être consacrée à financer l’accélération de la transition énergétique ?


Cette interrogation, qui est celle du CESE, laisse perplexe car une évolution majeure inscrite dans la loi de finances 2017 décrétait que la Contribution au Service Public de l’Electricité (CSPE) était dorénavant reversée directement au budget général de l’Etat. Ce n’est donc plus la fiscalité associée à l’électricité, mais les taxes sur les énergies fossiles, et donc la taxe carbone notamment, qui viennent en théorie financer le soutien aux énergies renouvelables.

 

Alors que le CESE concède que le montant modeste du chèque énergie, 150 € en moyenne soit 10 % des factures moyennes de chauffage, ne suffira pas à amortir le surcoût de prélèvements Adrien Morenas souhaite savoir si M. le ministre de l'action et des comptes publics agrée sa proposition de revenir au plus tôt sur une nouvelle affectation budgétaire de la CSPE ou si M. le ministre a d’autres préconisations à formuler afin que la transition énergétique soit orchestrée fiscalement de manière à accompagner les français sans être perçue comme un matraquage ne respectant pas les ambitions écologiques affichées.


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